Processus de Nairobi : Tous les groupes armés de l’Est de la RDC et les chefs coutumiers conviés au dialogueEn visite au Burundi, ce vendredi 4 novembre, l’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta en même temps facilitateur désigné de l'EAC pour piloter le Processus de Nairobi de paix à l'Est de la RDC, a

rencontré le président de la République du Burundi, en même temps président du Sommet des Chefs d'État de l'EAC. En visite au Burundi, ce vendredi 4 novembre, l’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta en même temps facilitateur désigné de l'EAC pour piloter le Processus de Nairobi de paix à l'Est de la RDC, a rencontré le président de la République du Burundi, en même temps président du Sommet des Chefs d'État de l'EAC.

Après un long tête-à-tête à Ntare House, la présidence de la République du Burundi, ils ont annoncé que le prochain round du dialogue dans le cadre de ce processus se tiendra le 15 novembre à Nairobi et verra la participation des chefs coutumiers en plus des différents groupes armés pour cette grand-messe.

Mais il y a une épine dans le pied de ce Processus de Nairobi : la reprise des hostilités avec le M23 au moment où la plupart des groupes armés manifestent la volonté de se mettre autour de la table pour dialoguer.
« Le chemin est encore long, quand on apprêtait à compléter l’envoi des troupes de la Communauté Est Africaine pour aider au retour à la paix à Est de la RDC, il y a eu ces combats auxquels on ne s’attendait pas avec le M23. Cela nous fait de la peine. Cela nous fait mal mais ce n’est pas un frein au vu du chemin parcouru », regrette le président Evariste Ndayishimiye.

Pour Sud-Kivu, fait remarquer le président Ndayishimiye, c’est proche du Burundi, on s’en occupe. « Différents groupes dont les Maï-Maï et autres Gumino ont pour le moment arrêté les hostilités et je me réjouis du fait que la plupart de ces groupes armés ont accepté de se joindre et d’intégrer le Processus de Nairobi et c’est pourquoi à mon avis, il faut associer à ce dialogue les chefs coutumiers pour qu’ils prennent part à ce Processus de Nairobi parce que bon nombre de ces groupes se réclament défenseurs de leurs communautés », fait savoir le président du Sommet des Chefs d’État de l’EAC.

De notre côté comme Communauté Est Africaine, insiste le président Ndayishimiye, si nous parvenons à contenir et faire cesser les hostilités menées par les différentes bandes d’hommes armés, même d’autres groupes n’auront pas de champ libre pour mener leurs attaques.

« Différents pays sont en train d’envoyer leurs troupes à l’Est de la RDC et la population congolaise fait confiance à ces forces de la Communauté Est Africaine », s’est félicité le président Ndayishimiye.

« On commençait à s’inquiéter pour l’envoi des troupes kenyanes mais maintenant c’est fait et je tiens à rendre hommage au président William Ruto pour ce geste ».

« Donner la chance à la paix »

L’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta, aujourd’hui Facilitateur désigné de la Communauté Est Africaine pour piloter le Processus de Nairobi de paix à l’Est de la RDC se réjouit des avancées enregistrées au Sud-Kivu et se dit attristé par la reprise des hostilités par le M23. Il appelle les parties concernées au cessez-le-feu et au dialogue.

Pour le Sud-Kivu, souligne ce facilitateur désigné de l’EAC pour piloter le Processus de Nairobi de paix à l’Est de la RDC, les rapports qui me parviennent sont encourageants et je tiens à féliciter la présence des troupes burundaises et le travail accompli dans cette région.

« Le problème crucial est cette reprise des hostilités au Nord-Kivu. C’est une situation désolante parce que la guerre n’a jamais été une solution. La solution aux problèmes auxquels nous faisons face et posés par différents groupes armés opérant à l’Est de la RDC, sera trouvée à travers un dialogue inclusif », propose cet ancien Chef d’Etat.

Il s’inscrit en faux contre toute violence : « Nous condamnons cette reprise des hostilités. Nous demandons à toutes les parties prenantes à ce conflit de déposer les armes pour donner la chance à la paix ».

Le facilitateur désigné de l’EAC pour piloter le Processus de Nairobi de paix à l’Est de la RDC a tenu à rendre hommage aux pays qui ont déjà envoyé leurs troupes à l’Est de la RDC pour la stabilisation de cette région.

« Cela va amener différents groupes avec les chefs coutumiers, comme le propose le président Ndayishimiye, à dialoguer, à mettre sur la table les revendications de chaque communauté. La solution ce n’est pas par la voie des armes et des guerres entre différentes communautés sur des bases ethniques mais c’est par un dialogue franc comme Congolais ».

L’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta et le chef d’Etat burundais ont émis le souhait de voir le Processus de Nairobi de paix à l’Est de la RDC et le Processus de Luanda de désescalade entre le Rwanda et la RDC, aller de pair.

« Il nous faut ramener la stabilité dans ce pays frère qui fait désormais partie intégrante de notre communauté pour renforcer notre économie afin de permettre à nos populations de jouir de la paix qui est la base de tout développement », projette le facilitateur désigné de l’EAC pour piloter le Processus de Nairobi de paix à l’Est de la RDC.

Signalons que le président de la République du Burundi, en même temps président du Sommet des Chefs d’État de l’EAC est attendu à Nairobi le 15 novembre pour prendre part à ce prochain round du dialogue annoncé entre différents groupes armés opérant à l’Est de la RDC, des pourparlers qui verront la participation des chefs coutumiers.

Notons qu’au cours de ces échanges entre le Facilitateur désigné de l’EAC pour piloter le Processus de Nairobi et le Chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, le mouvement Red-Tabara hostile à Gitega et qui a des éléments dans certaines localités au Sud-Kivu n’a pas été mentionné, du moins officiellement. Avant leurs déclarations à la presse, il y a eu un long tête-à-tête.

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