L’homme séjourne depuis plusieurs semaines dans un commissariat dans la région de l’Ouest.

Incarcéré pour avoir réclamé sa carte nationale d’identité

(CNI), Fondikou Daouda n’a toujours retrouvé la liberté. Une situation que la députée Nourane Foster dénonce. « Ça a assez duré ! Je demande la libération sans conditions du nommé Fondikou Daouda incarcéré pour avoir réclamé sa CNI! Il a désormais un bébé orphelin de 2 jours à sa charge. », écrit la militante PCRN sur sa page Facebook.

Fondikou Daouda a été incarcéré récemment dans un commissariat dans la région de l’Ouest. Il s’était rendu dans ce commissariat pour le retrait de sa CNI qu’il attend depuis plusieurs années. Malheureusement, l’homme aura une fois de plus une réponse négative de l’officier en charge de la délivrance de cette pièce, qui lui fera comprendre qu’elle n’est pas encore disponible.

Furieux, après cette énième réponse négative, il va saccager le commissariat. Les policiers présents sur place vont réussir à le maitriser et le jeter en cellule.

Depuis plusieurs mois, les services de délivrance des CNI connaissent de fortes perturbations au Cameroun. Pour y faire face, la DGSN (Délégation générale à la sureté nationale) s’est engagée à accélérer la production des CNI afin de libérer les dossiers en attente.

Pour Anne Féconde Noah, la porte-parole de Cabral Libii, la société chargée de la distribution devra faire preuve de dynamisme et de patriotisme pour qu’à partir de Vendredi, « les CIATS soient inondés de CNI, dans les localités environnantes, et que dès Lundi de la semaine prochaine, ce soit la même situation sur toute l’étendue du territoire de la République ».

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