Le Président de la transition du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a rassuré jeudi, le corps diplomatique accrédité au Burkina Faso...

... ainsi que les représentants des organisations internationales et interafricaines sur la conduite de la transition amorcée depuis le putsch du 24 janvier dernier.

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Damiba s'exprimait lors d'une rencontre d’échange initiée par le Président du Faso, sur la conduite de la Transition, la perspective étant d’obtenir le soutien et l’accompagnement des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour une mise en œuvre réussie du processus, explique la présidence du Faso à l’issue de la rencontre dans un communiqué distribué aux médias.

Pour Damiba, c’est la dégradation de la situation sécuritaire due aux attaques terroristes qui a amené les Forces armées nationales à prendre le pouvoir pour éviter au Burkina Faso de tomber dans l’abîme.

"Cette prise de responsabilité est diversement saluée, mais c’est une prise de responsabilité que nous assumons pleinement", a-t-il dit.

Présentant la situation des premiers mois de la Transition, le Président Damiba a expliqué que des efforts ont été consentis après le coup d’Etat pour la mise en place des mécanismes et des institutions de la Transition.

Il s’agit, entre autres, des Assises nationales qui ont permis l’adoption de la Charte et de l’agenda de la Transition, assortis d’une Charte des valeurs refondatrices de la Nation, puis de la mise en place d’un gouvernement et de l’Assemblée législative de la Transition (ALT), précise le communiqué.

Le Président a, ensuite, rappelé les objectifs de la Transition en cours.

Il s’agit de lutter contre le terrorisme, restaurer l’intégrité du territoire national, apporter une réponse efficace et urgente à la crise humanitaire provoquée par l’insécurité, renforcer la gouvernance et la lutte contre la corruption, assainir et refonder la vie politique, assurer le retour à une vie constitutionnelle normale portée par une nouvelle République et œuvrer à la réconciliation nationale.

"Je voudrais vous donner l’assurance que notre action vise une mise en orbite définitive de notre pays. Nous savons que c’est un processus intergénérationnel, mais notre ambition est de donner le ton", a-t-il fait savoir.

Les préoccupations du corps diplomatique ont porté, entre autres, sur le chronogramme de la Transition, le retour à l’ordre constitutionnel, le respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme.

Damiba a rassuré l’ensemble des partenaires, que le Burkina Faso entend bien retourner à un ordre constitutionnel normal une fois que les conditions sécuritaires seront réunies notamment pour l’organisation de scrutins électoraux, précise le communiqué.

Il a, en outre, plaidé pour le renforcement du partenariat avec le Burkina.

"Des relations amicales ne doivent être cloisonnées ni par des murs physiques ni par des principes intangibles. Aucun principe ne saurait nous limiter. Au nom de la coopération qui doit nous lier, nous devons éviter des barrières infranchissables qui n’aideront pas à maintenir les formes de coopération et d’amitié que nous avons", a déclaré Damiba.

"Nous souhaitons célébrer le succès de cette Transition avec vous. Contre vents et marée nous allons réussir", a-t-il lancé.

Le Burkina Faso est toujours suspendu des instances de plusieurs organisations internationales telles que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de l’Union africaine et de la Francophonie.

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